L’osmose inverse, comment ça marche ?

L'astronaute Christina Koch derrière une bulle d'eau flottante à bord de l'ISS

L’osmose inverse est un système de purification de l'eau par un système de filtrage très fin qui ne laisse passer pratiquement que les molécules d'eau. A ce jour, c’est le seul procédé idéal pour purifier efficacement votre eau de ville destinée à la consommation. Ce n’est pas pour rien que la NASA l’utilise actuellement à bord de l’ISS !1

Histoire

C’est en 1748 que l'abbé Nollet remarque en premier le phénomène d’osmose en constatant que l’eau passe mieux à travers une vessie de porc que l’alcool.3

L’osmose inverse, elle, a été développée vers 1959 par Sidney Loeb à l’Université de Californie, et industrialisée dans les années 70.4

Fonctionnement

Le principe de l’osmose, c’est le passage spontané d’un liquide dilué vers un liquide au taux de concentration saline plus élevé à travers une membrane semi-perméable (comme un tamis). Le liquide passe à travers la membrane, mais pas les solides dissous.3

Dans le cas de l’osmose inverse, on force ce phénomène à s’inverser en exerçant une pression sur le liquide plus concentré en résidus, qui va diffuser pratiquement uniquement les molécules d’eau de l’autre côté, en la filtrant au dixième de nanomètre (1/10 000 000è de millimètre) et ce, complètement naturellement, sans addition d'aucun produit chimique.

Métaux lourds, micro-plastiques, bactéries, virus, résidus médicamenteux, pesticides et nitrates… Pratiquement rien ne passe à travers la membrane. L’osmoseur O25 garantit un taux de maximum 25 mg de résidus secs par litre, soit une diminution de plus de 90% !

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Rendement

Le rendement d’un osmoseur s’est nettement amélioré depuis quelques années. D’un ratio de 2 à 6 litres d’eau utilisés pour 1 litre d’eau purifié, la taux de conversion des osmoseurs domestiques est passé à 1 litre rejeté pour 1 litre purifié. En fonction de votre installation, cette eau pourra être récupérée à d'autres fins (ex. arrosage, sanitaire, citerne,...).

S’il est vrai qu’il y a une perte en eau, ce choix est plus intéressant que l’eau en bouteille plastique, qui consomme 4 litres d’eau pour sa fabrication, et ce sans compter son empreinte carbone et les déchets générés !5

Le résultat : une eau douce, légère et agréable à boire, qui améliore le bien-être et impacte positivement l’environnement en réduisant la quantité de bouteilles achetées.

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Source

4Loeb, S., 1981. The Loeb-Sourirajan Membrane: How It Came About, In: Turbak, A. ed. Synthetic Membranes: Volume I Desalination, Washington, DC: American Chemical Society, pp. 1-9